Nouvelle histoire de l'assurabilité
Cet exercice de pensée te montre en 15 secondes seulement que, contrairement à ce que l’on croit souvent, on aime pas vraiment prendre des risques.
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2 février 2026
Temps de lecture :
4 min

Cet exercice de pensée te montre en 15 secondes seulement que, contrairement à ce que l’on croit souvent, on aime pas vraiment prendre des risques.
Imaginons qu’un bookmaker te propose un pari avec des règles très simples.
Tu mises 10 euros et dans neuf cas sur dix, tu récupères le double, soit 20 euros, mais dans un cas sur dix, tu perds l’intégralité de ta mise.
Sur le papier, le calcul peut sembler plutôt avantageux, puisque la probabilité de gain est élevée.
La question qui se pose alors est assez simple : accepterais-tu ce pari ?
Maintenant, imaginons exactement le même pari, avec les mêmes probabilités, mais en changeant un seul paramètre. Au lieu de miser 10 euros, il s’agirait cette fois de miser la totalité de ce que tu possèdes sur ton compte en banque.
Est-ce que ta réponse serait toujours la même ?
Pourtant, les probabilités n’ont pas changé.
Si ta décision change, c’est que la différence se situe ailleurs. Elle tient à ta capacité, ou non, d’absorber le potentiel de perte.
Et si tu penses que cette situation ne se présentera jamais dans ton quotidien, alors regarde bien cette vidéo, tu pourrais être surpris.
Partie narrative 1 - L’ancrage historique :
Commençons par un exemple, pas des plus récents :
Au Moyen Âge, les navires transportent des cargaisons toujours plus précieuses à travers la Méditerranée.
Mais prendre la mer, ce n’est pas partir à l’aventure, c’est accepter un risque total. Et les commerçants de l’époque n’étaient pas plus joueurs que nous lorsqu’il s’agissait de risquer la totalité de leur patrimoine.
Une solution va progressivement s’imposer pour sécuriser ce commerce maritime : la solidarité. Les armateurs décident de mettre de l’argent en commun, dans un pot collectif.
Si un bateau arrive à bon port, tout va bien : on n’y touche pas. Mais si l’un d’eux coule, ce pot commun sert à indemniser celui qui a tout perdu.
Statistiquement, seuls quelques bateaux coulent. Et au final, la somme versée dans ce pot représente une perte bien plus limitée que le risque de perdre un navire entier.
Bref, le risque n’est plus porté par un seul individu. Il est réparti entre plusieurs.
C’est ce qu’on appelle la mutualisation.
Ce principe de solidarité peut paraître évident de nos jours. Mais c’est en réalité une véritable révolution.
Et de nos jours, cette mutualisation des risques est toujours le principe structurant de toutes les sociétés d’assurance modernes.
Partie narrative 2 - L’assurabilité de nos jours :
Souscrire une assurance, c’est toujours participer à une caisse commune où chacun cotise pour se protéger des coups durs, impossibles à assumer seul.
De la même manière que tu éviterais de miser l’intégralité de ton compte en banque chez un bookmaker, il est préférable dans la vie quotidienne, ne pas prendre le risque de devoir repayer entièrement ta maison ou ton appartement en cas d’incendie.
Et oui, même s’il y a très peu de chances que ça se produise.
Statistiquement, la majorité des personnes qui souscrivent à une assurance ne sera jamais confrontée à ce type de situation.
Outro :
Et bien, c’est très précisément ce qui permet à ce système de fonctionner ! Si tout le monde devait avoir un accident au même moment et réparer sa voiture en même temps, eh bien il n’y aurait jamais assez d'argent disponible dans cette caisse commune.
Alors pour que cette situation ne se produise jamais, les assureurs modélisent les différents risques et essayent d’estimer au plus près le besoin de cotisation pour que chacun puisse être couvert en cas de pépin !
Donc si tu entends un jour quelqu’un te dire “Franchement je sais pas pourquoi je paye chaque année cette assurance, ça ne me sert jamais” tu pourras lui répondre que c’est justement ça le principe.
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